parallax background

Keith Haring

Dans la gueule du dragon : Parc aquatique abandonné au Vietnam
18 janvier 2020
Mais qui es-tu Banksy ?
30 janvier 2020

Keith Haring

 
Aujourd’hui considéré comme un artiste à l’influence au moins égale à son mentor Andy Warhol, Keith Haring a révolutionné le Pop Art et surtout le street Art. Son combat pour rendre l’art accessible lui a permis un succès populaire rapide. Retour sur cet artiste de rue hors du commun.
 
Keith Haring grandit en Pensylvanie loin de New York dans une famille conservatrice ou l’ambiance n’était pas forcément jojo. C’est après avoir terminé ces études d’art qu’il se décide à s’installer à New York. Le jeune Keith va alors apprendre le dessin à la School of Visual Arts. Il découvre l’ambiance culturelle alternative d’East Village qui deviendra son playground pendant ses études. Avec son pote Basquiat, ils vont devenir les têtes d’affiche des avant-gardistes des année 80’. Le picto « baby » de l’artiste deviendra l’un des symboles d’un New York en pleine expansion économique et culturelle. En même temps difficile de passer à cotés pour les Citizens de la Big Apple. Mister Haring dessine son « logo » partout sur les lieux publics à la craie blanche
 
 
Le début d’une longue série de dessins sur les murs d’East Village puis dans le métro New Yorkais ou sur les panneaux publicitaires. Haring dépose sa griffe partout malgré les arrestations par la police américaine pour ses « dégradation » du matériel public.
 
 
Inspiré du mouvement graffiti de New York des années 70’ comme Phase 2, Coco ou Flint. Haring va par la suite inspirer une génération de graffeur avec son style minimaliste et facilement identifiable.
La galerie d’art Tony Shafrazi de New York expose ses œuvres pour la première fois. Connu pour chercher à rendre l’art accessible aux couches les plus défavoriser, Haring va rencontrer un succès populaire immédiat. A partir de là, il sera exposé aux quatre coins du monde.
 
 
Son style
Ces œuvres s’identifies par la recherche constante de la simplification. Il invente des icones comme le fameux bébé mais aussi des serpents, des chiens, des bonhommes colorés ou encore des soucoupes volantes. Ses personnages sont reproduits de manière spontanée dans différentes situations. Les techniques sont empruntées à la bande dessinée avec un contour d’un épais noir et un fond de couleur chaude et uniforme.
 
backround keith haring 10
 
Haring s’appropriait la rue et l’espace public dans son ensemble pour distiller des messages de paix et de tolérance. Il était un artiste engagé sur différente thématique comme l’homophobie, le nucléaire, mais aussi l’Apartheid et d’autre forme d’injustices sociales. En 1986 il se fait remarquer pour avoir peint une chaine humaine sur une partie du mur de Berlin alors qu’il répondait à une invitation du Musée du Checkpoint Charlie.
 
 
La fresque The Crack is Wack peint sur la seconde Avenue de New York (et toujours visible) dénonce la banalisation de la drogue dans les quartiers populaires de Brooklyn et Harlem en 1986.
 
 
Son autre combat

Keith Haring menait un autre combat. Celui de la maladie dont il est atteint depuis 1986. Son décès fut aussi fulgurant que son ascension. Il meurt en 1990 à 31 ans, après une brève carrière, laissant derrière lui plusieurs futurs artistes orphelins. Avant sa mort, il enseignait et réalisait des fresques avec des enfants des quartier populaires de New York comme pour partager un héritage immense dans une pourtant si brève carrière. J’ai découvert le personnage fascinant d’Haring lors de l’exposition de ses œuvres au BOZAR de Bruxelles. J’ai été fasciné par le personnage. L’excentricité de ses œuvres sont en total décalages avec l’homme discret à l’allure de premier de classe qu’il était.