L’urbex est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme. Le lieu est en général réinvesti par la nature et parfois « vandalisé » ou graffé. Il s’agit donc d’une œuvre d’art de l’homme en featuring avec la nature dont l’esthétique peut paraître lugubre. Visiter ce type de lieux à plusieurs motivations et les sensations varies selon les personnes. Après un rapide état des lieux, je me pencherais sur la finalité artistique de l’URBEX
 

Historique


Lors de mon état des lieux, je m’aperçois que la pratique de l’exploration urbaine a toujours existé. On retrouve cette activité dans de nombreux courants artistiques. Au 16ème et 17ème siècle, des peintres comme Thomas Cole ou Turner peignaient des ruines de la Rome antique ou des abbayes abandonnées par exemple. L’activité comme on l’entend actuellement, nait dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons. Les adeptes de visite de friche industriel apparaissent en parallèle avec le mouvement des graffeurs de Street Art. Le terme URBEX voit le jour dans les années 1990 et provient de la traduction littérale de l'expression « urban exploration ». Le mot est créé par Ninjalicious, de son vrai nom Jeff Chapman. Cet explorateur urbain très prolifique venu du Canada est l’auteur, entre autres, d’une revue dédiée aux passionné d’URBEX. Je ne vais pas m’étendre plus sur l’historique d’une pratique qui risquerait de rendre cette présentation beaucoup trop longue.
 
 

De l’URBEX ? mais pourquoi faire ?


J’ai souvent entendu cette remarque lorsque le sujet de cette pratique « bizarre » qu’est l’exploration urbaine arrive sur la table. La réponse est claire, faire de l’URBEX concrètement ça ne sert à rien. Autant que l’ensemble des œuvres d’art contemporaines que vous pouvez trouver dans un musée. L’URBEX c’est avant tout une histoire de sensation. Faire de l’URBEX ou regarder des photographies d’URBEX c’est parfois trouver un sentiment de nostalgie. L’exploration d’un endroit qui a connu une histoire et qui subitement c’est figé. Rechercher les origines du lieu et essayer de se transporter dans l’univers des personnes qui habitaient l’endroits. Autours d’un projet d’exploration, il peut y avoir une véritable investigation qui prend forme avec son lot de suspens et de mélancolie. L’atmosphère lugubre d’un site abandonné fascine. Lorsqu’elle est immortalisée elle donne un cliché apocalyptique ou la beauté réside dans sa mélancolie. Lorsque je rencontre un lieu abandonné j’ai l’impression d’entrer dans un monde parallèle. Le lugubre de l’endroit me ramène à mes peurs irrationnelles de mon enfance. Je suis le témoin privilégié d’une fin tragique.
 
 
La pratique de l’URBEX


La pratique de l’URBEX est accessible à tous. Elle nécessite pour autant une préparation minutieuse parce qu’un endroit peut parfois se révéler très compliquer. Les lieux sont souvent secrets mais quelques indices et google Maps peuvent vous aider. S’équiper de torche ou frontale et avoir des chaussures adéquates est obligatoire.

Il y a cependant certaines règles simples à respecter comme ne pas dégrader voir ne rien toucher lors de l’exploration. Il est souvent demandé de ne pas révéler l’endroit où le nom pour ne pas attirer les projecteurs sur le lieu. La popularité d’un monument peut lui retirer une grande partie de son charme.

La pratique de l’URBEX demande une prudence toute particulière. Les risques d’éboulement, de chute ou d’intoxication sont réelle. Mieux vaut renoncer à une exploration mal préparée, plutôt que de prendre des risques inconsidérés.